Poison brûlant

Je veux le dangereux, l’interdit, l’excès,

Je veux sentir le vertige, frôler l’abîme,

Comme si céder me rapprochait

D’une ombre que le temps supprime.

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Je provoque ma défaillance,

D’un souffle amer, d’un feu maudit,

J’implante en moi l’indécence

D’un vice qui ronge et qui unit.

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Chaque nuit, dans le noir, je glisse,

Furtive ombre, amante en cendres,

Pour ranimer l’éclat factice

D’un feu que je veux, que je hais, que j’attends.

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Je l’allume, je la fume, je l’aime,

Cette braise ardente et sans pardon,

Tout comme toi — même système,

Même poison, même prison.

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FRED Cholet